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Plan voirie - Neuf mois de travaux


TRAVAUX – Jusqu’en avril 2017, si tout se passe comme prévu, la rue Joseph-Marion de Bellegarde-sur-Valserine sera en travaux. Le blocage de cette rue, la plus empruntée par les frontaliers, risque bien d’en agacer plus d’un. Pour revenir du Pays de Gex, il faut désormais faire le détour par la Haute-Savoie, rénovation des réseaux oblige. Mais outre les gênes que ces travaux engendrent, c’est bien la problématique des flux routiers traversant la ville qui est mise en avant. Explications.

Plan voirie - Neuf mois de travaux



Réseaux en rénovation, bouchons en prévision



C’est la même rengaine un peu partout sur le territoire français. Qui dit soleil, dit pelleteuses. Qui dit chaleur, dit déviation. Bref, qui dit été, dit travaux. Ceux de Bellegarde-sur-Valserine devraient durer trois ans et demi. Une période plus que longue. Mais bien courte au vu des ambitions : la rénovation d’une douzaine de rues. Celles de Musinens, de la Fayette, Louis Dumont, Paul Painlevé… Le casse-tête des riverains et des automobilistes ne fait que commencer.



Et il ne débute pas par quatre chemins, mais bien par celui qui impacte l’énorme flux routier de Bellegarde au pays de Gex. En effet, depuis le mercredi 6 juillet, la rue Joseph-Marion, entrée-phare de la ville pour les frontaliers, s’est vu éventrée, affublée d’engins de travaux publics et d’une armée de cônes de signalisation et surtout d’une circulation en sens unique. Seuls les véhicules légers en direction du Pays de Gex peuvent y circuler. Les poids lourds de plus de 3,5 tonnes sont déviés dès le giratoire de Pierre Blanche vers la Haute-Savoie en direction de Saint-Julien-en-Genevois et d’Annecy.



Tout se complique pour revenir du pays de Gex puisque tous les véhicules sont interdits dans ce sens. « Nous avions deux options. Soit celle-ci, soit installer des feux intelligents mais vu l’importance du flux routier, nous risquions de bloquer la rue de la République et donc, par la suite, le rond-point du pont de Savoie. Et là, c’était toute la ville qui était bloquée », explique Régis Petit, maire de Bellegarde. Alors, une déviation est proposée depuis Collonges, en direction de Saint-Julien-en-Genevois, un itinéraire par l’A40 est même conseillé. Les bus scolaires et ceux de la SNCF, sont eux, orientés par Vachy et Lancrans. Un trajet qui a vite recueilli la préférence des automobilistes. Voici pourquoi Coupy, Vanchy et La Maladière, endroits d’ordinaire paisibles, ont vu leurs chaussées devenir de petites autoroutes par défaut la fin de journée venue.



Prêts pour la rentrée



« Nous savions que nos solutions de déviation n’étaient pas glorieuses et que cela impacterait nos riverains. En ce qui concerne Lancrans, lorsque les gens auront compris qu’il vaut mieux perdre dix minutes par Eloise que trente à quarante par Lancrans, les choses changeront », espère Régis Petit. « Nous sommes actuellement en train de réfléchir pour fluidifier le trafic venant de ce pont, sur la rue Louis Dumont. Peut-être via un changement de priorité du carrefour. Commencer des travaux l’été, cela permet aussi de voir ce qui coince et affiner les points de circulation afin d’être prêts à la rentrée, où le trafic sera encore plus dense », explique Patrice Derrien, responsable du service études et travaux voirie de la ville.



Rénovation des réseaux d’eau (usées, potables ou de pluie), des réseaux secs (électricité, câblage, fibre optique) et aménagement de voies (élargissement des trottoirs, rétrécissement de la chaussée pour limiter les vitesses), éclairage public par LED… Les ouvriers ont neuf mois pour effectuer la totalité des travaux de cette « route des frontaliers ». « J’avais évoqué l’apocalypse pour que nous soyons prêts. On s’attendait à quelque chose de très difficile. Nous ne sommes pas stupides, nous savions que ces travaux ne nous rendraient pas populaires mais il fallait le faire. Ces travaux ont déjà été trop repoussés depuis une quinzaine d’années. Nous ne pouvions plus reculer », tranche Régis Petit. Il faut dire que certains réseaux datent de plus de 100 ans. « Nous avions aussi des obligations notamment par la loi sur l’eau », continue-t-il.



Et après ?



Des travaux pénibles mais qui soulèvent une autre problématique. Elle aussi âgée. Car si ces déviations contraignent les quelques 22 000 automobilistes dont plus de 1 800 poids lourds empruntant cette route quotidiennement, c’est bien à cause d’un flux routier en constante augmentation sur des infrastructures inchangées et donc inadaptées. « Ces travaux mettent en avant une réalité que nous dénonçons depuis des années », réplique le premier magistrat de la ville. L’encombrement de la ville par le trafic routier des frontaliers, puisque c’est de cela dont il s’agit, reste un serpent de mer qui semble loin d’être réglé. Face à une démographie gessienne en perpétuelle évolution, Régis Petit s’inquiète : « Une 2x2 voies a été mise en place jusque Collonges mais ce qu’il advient après celle-ci, qui s’en soucie ? Cette liaison est obsolète depuis 10 ans et je suis très angoissé quant à savoir le temps que cela prendra pour trouver une solution. C’est à la Région de s’y pencher. En attendant, seul le président du conseil départemental, Damien Abad, a compris notre problème. Via les compensations financières genevoises, il a réalisé le premier grand geste politique ».



Les travaux du plan voirie de la ville s’élèvent à 15 millions d’euros sur trois ans et demi, ceux de la rue Joseph-Marion s’élèvent à 5,8 millions d’euros. Un coût pour la ville qui espère tout de même, grâce à ces changements, réduire les embouteillages. « Déjà, il n’y aura plus de feux rouges, ça peut aider », indique le maire.



Alors que la nouvelle députée, Stéphanie Pernod-Beaudon, a prévu, dans son programme électoral, l’étude d’un tunnel au départ de Collonges, la mise en œuvre d’un réel projet reste, pour le moment, hypothétique. Il faudra donc s’y habituer, flux frontalier rime, plus que jamais, avec temps d’arrêt.



Le pont de Pyrimont fait peau neuve

Le pont de Pyrimont enjambe le Rhône et rallie la Haute-Savoie et l’Ain. Les deux départements se sont mis d’accord pour effectuer des travaux de restauration. Sur la route départementale 31, entre les communes de Challonges (Haute-Savoie) et de Surjoux (Ain), l’opération commencera le 16 août prochain pour une durée prévisionnelle de quatre mois.

Cependant, du 18 au 29 juillet, des travaux préalables spécifiques aux superstructures nécessitent une première fermeture du pont, 7j/7 et 24h/24. Des déviations locales via Seyssel ou le barrage de Génissiat sont donc mises en place.

Menée sous maîtrise d’œuvre du département de la Haute-Savoie, l’opération vise à restaurer la travée centrale du pont de Pyrimont, en intégrant le renouvellement de la protection anti-corrosion au niveau de la charpente métallique, et le remplacement du platelage bois par un platelage en chêne, promettant une réduction des nuisances sonores et une durée de vie significative.

Coût prévisionnel des travaux : 390 000€ répartis entre les deux départements, 50% pour l’Ain et 50% pour la Haute-Savoie.


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